Le silence radio, en communication de crise, désigne le fait de ne pas communiquer pendant un événement sensible, par choix ou par paralysie. C’est l’une des postures les plus risquées : le vide laissé par l’organisation est immédiatement comblé par les médias, les réseaux sociaux et les rumeurs. Un silence court et assumé peut parfois se justifier ; un silence prolongé se paie presque toujours en perte de contrôle du récit.
Pourquoi le silence est dangereux
En crise, l’information n’attend pas. Si l’organisation se tait, d’autres parlent à sa place : journalistes, internautes, témoins, parfois concurrents. Le vide ne reste jamais vide : il se remplit de spéculations et de fausses informations, qu’il sera ensuite très difficile de corriger. Ne pas communiquer, c’est laisser les autres écrire votre histoire.
Silence subi ou silence maîtrisé ?
Il faut distinguer deux situations. Le silence subi est une paralysie : on ne sait pas qui décide, on a peur de mal faire, alors on ne dit rien. Le silence maîtrisé est un choix conscient et limité dans le temps, assumé par la cellule de crise. Le premier est dangereux ; le second peut, ponctuellement, se justifier.
Quand un silence (court) se justifie
Un bref silence peut être légitime : tant qu’aucune information n’est vérifiée, en présence d’une procédure judiciaire, ou par respect des familles avant qu’elles soient prévenues. Mais ce silence doit rester court, décidé, et accompagné dès que possible d’un communiqué d’attente qui dit au moins que l’on a connaissance des faits.
Comment sortir du silence
Sortir du silence ne s’improvise pas : on s’appuie sur les faits tracés, on désigne un porte-parole, et on reprend la main avec un message clair sur ce qui est vérifié, ce qui est fait et ce qui reste incertain. Plus le silence a duré, plus la reprise de parole sera défensive.
Un exemple concret
Une entreprise victime d’une fuite de données ne dit rien pendant 48 heures. Pendant ce temps, des clients alertent sur les réseaux, des journalistes enquêtent, des chiffres erronés circulent. Quand l’entreprise finit par s’exprimer, elle le fait sur la défensive, contrainte de corriger un récit déjà installé. À l’inverse, un holding statement diffusé en une heure lui aurait permis de garder la main.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
Le silence radio est-il une bonne stratégie en crise ?
Quand un silence peut-il se justifier ?
Quelle différence entre silence subi et silence maîtrisé ?
Comment sortir d’un silence en crise ?
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Ce qui se joue ici, c’est votre communication de crise
Le premier message part souvent avant que les faits soient établis, et c’est lui qui fixe le cadre. Nous construisons les dispositifs et les messages de communication de crise avec les équipes qui les porteront.