Une cellule de crise est dirigée par un directeur de crise : en entreprise, le plus souvent le dirigeant ou un membre du comité de direction, secondé par un coordinateur qui fait tourner la cellule. On distingue la cellule décisionnelle (qui fixe la stratégie) de la cellule opérationnelle (qui agit), chacune avec un pilote clair.
Le directeur de crise
Le directeur de crise porte la responsabilité des décisions et engage l’organisation : il arbitre, valide la stratégie de réponse et de communication, et tranche les dilemmes. Dans une entreprise, c’est souvent le dirigeant ou un membre du COMEX disposant de l’autorité suffisante. Sa mission n’est pas de tout faire, mais de décider vite et bien.
Le coordinateur, moteur discret de la cellule
Le directeur de crise s’appuie sur un coordinateur (ou animateur de cellule) qui fait vivre l’organisation : tenue de la main courante, rythme des points de situation, circulation de l’information, suivi des actions. Sans ce rôle, la cellule s’épuise en réunions confuses.
Cellule décisionnelle ou opérationnelle ?
La cellule décisionnelle fixe le cap (enjeux, priorités, messages clés) ; la cellule opérationnelle met en œuvre sur le terrain. Les séparer évite que les décideurs se noient dans l’opérationnel, et que les opérationnels attendent des arbitrages. Savoir qui fait quoi dans la cellule de crise est un facteur de réussite majeur.
Les fonctions clés à couvrir
Au-delà du directeur et du coordinateur, une cellule complète couvre : opérations, communication, juridique, ressources humaines, logistique et, selon le contexte, le volet cyber ou sanitaire. Construire et tester cette organisation se prépare à froid, souvent avec l’appui d’un consultant en gestion de crise.
Exemple : une cyberattaque
Une entreprise est victime d’un rançongiciel. La cellule décisionnelle, pilotée par le dirigeant, tranche les questions stratégiques : faut-il couper les systèmes, communiquer, déposer plainte, négocier ? La cellule opérationnelle, elle, exécute : isolement des machines, restauration, relation avec les prestataires. Le coordinateur tient la main courante et cadence les points de situation. Sans cette répartition, le dirigeant se retrouve happé par la technique et ne décide plus.
Les erreurs fréquentes
Trois pièges reviennent souvent : une cellule trop nombreuse qui se transforme en réunion, un directeur de crise absorbé par l’opérationnel, et l’absence de coordinateur dédié. Une cellule efficace est resserrée, avec des rôles clairs et un animateur qui protège le temps des décideurs.
Questions fréquentes
Le dirigeant doit-il diriger la cellule ?
Faut-il une seule cellule ?
Qui tient la main courante ?
Combien de personnes dans une cellule ?
Nous sommes à votre écoute pour préciser votre besoin.
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