La cellule interministérielle de crise (CIC) est activée sur décision du Premier ministre, qui en confie la conduite à un ministre (le plus souvent celui de l’Intérieur). Elle coordonne la réponse de l’État lors des crises majeures touchant plusieurs ministères : attentats, catastrophes de grande ampleur, pandémie, crise cyber systémique.

Premier ministre
Décide l’activation
Ministre pilote
Conduit la CIC
CIC
Décision · Situation · Com
Préfets & opérateurs
Mise en œuvre

Qu’est-ce que la CIC ?

La CIC est le dispositif qui réunit, en un même lieu et un même temps, les ministères et les acteurs concernés par une crise majeure. Son rôle est d’assurer une réponse de l’État cohérente et coordonnée, en évitant que chaque ministère agisse en silo. Elle se distingue de la gestion courante d’un événement, qui reste à l’échelon préfectoral.

Qui décide de l’activer

L’activation relève du Premier ministre, chef du Gouvernement. Il désigne le ministre conducteur de la crise : l’Intérieur pour la sécurité civile et l’ordre public, un autre ministère selon la nature de l’événement (Santé pour une pandémie, Europe et Affaires étrangères pour une crise à l’étranger). Le SGDSN appuie l’ensemble.

Comment elle fonctionne

La CIC s’organise classiquement en trois fonctions : une cellule décision (arbitrages stratégiques), une cellule situation (analyse et anticipation, alimentée par les remontées de terrain), et une cellule communication (parole de l’État). Pour la sécurité civile, le COGIC fournit l’appui opérationnel.

Quand l’activer ?

La CIC se justifie pour les crises qui dépassent un seul ministère ou un seul territoire : attentat majeur, catastrophe naturelle de grande ampleur, crise sanitaire nationale, cyberattaque massive sur des services essentiels. Pour les événements plus circonscrits, la réponse reste pilotée par le préfet via le centre opérationnel départemental.

Exemple concret

Lors d’une vague d’attentats simultanés dans plusieurs villes, l’événement dépasse instantanément l’échelon local et concerne l’Intérieur, la Justice, la Santé et les Affaires étrangères. Le Premier ministre active la CIC, confie sa conduite au ministre de l’Intérieur, et l’État parle alors d’une seule voix tout en coordonnant secours, enquête et prise en charge des victimes.

La CIC dans la durée

Une fois activée, la CIC fonctionne en continu, jour et nuit, par roulement d’équipes, tant que la crise l’exige. Elle assure des points de situation réguliers, anticipe les évolutions et adapte la réponse de l’État. Sa désactivation est, elle aussi, une décision politique, prise quand la situation est stabilisée et peut repasser en gestion courante. Comprendre ce dispositif aide une organisation privée à se positionner face à l’État lors d’une crise majeure, et à calquer sa propre cellule de crise sur une logique éprouvée.

Questions fréquentes

Qui décide d’activer la CIC ?
Le Premier ministre, qui en confie la conduite à un ministre, le plus souvent celui de l’Intérieur.
Quelle différence avec le COD ?
Le COD est départemental (préfet) ; la CIC est nationale et interministérielle, pour les crises majeures.
Quand active-t-on la CIC ?
Pour les crises qui dépassent un ministère ou un territoire : attentats, catastrophe majeure, pandémie, cyber systémique.
Qui appuie la CIC ?
Le SGDSN pour la coordination, et le COGIC pour l’appui opérationnel de sécurité civile.

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